Quand on voit ça …

On s’apitoie, on se révolte … Quand on voit ça.

On est choqué, le cœur s’affole … Quand on voit ça.

Puis on se dit, la terre est folle … Quand on voit ça.

Ça met K.O comme une torgnole … Quand on voit ça.

Puis on a peur …  C’est un symbole

Ça se propage, poison en fiole

Et ça ravage, le cœur gondole

Tel un outrage, vile parole, du vitriol

Ça pleure, ça larme, ça drame … Ça extrapole

Mais on fait quoi ?

Quand on voit ça …

 

Et puis …

Quand vient la nuit

Tendre complice

Entre tes jolis draps de soie

Je me perds et je m’y glisse

Belle lascive entre tes bras

Et puis …

Sans un seul bruit

Qu’un souffle bas

La solitude en évidence

L’image déjà se formera

Point après point dans le silence

Et puis …

Douceur de lui

Rêve éphémère

Oh délicieuse gourmandise

L’image est floue et puis se perd

Reste le goût en bouche, exquis

Et puis …

La nuit s’enfuit

Les voix se lèvent

Sur des aurores inconnues

Les rêves soudain filent à l’anglaise

Telle une ravissante ingénue

Et puis …

La bouche reconnaît la saveur

De celui qui fait battre son coeur .

Baya luna …

La lune est belle
Et presque ronde
Tel un appel
D’un tour du monde

Et si l’atteindre
Portait bonheur
Un jour la peindre
Tout en couleur

Reflet nacré
Irisé triste
Blancheur d’été
Dans sa robe lisse.

Je la voudrais
Pleine et sans fard
Sans guillemets
Du mot cafard

Je l’espère telle
Une métaphore
Ivre aquarelle
D’une météore

Halo du rêve
Tout en douceur
Comme une trêve
Vers le bonheur

Baya luna
Ce soir encore
Ton nirvana
Est un trésor …

On se connaît ?

Petite chose informe

En course effrénée

De vitesse à la borne

C’est sûr tu as gagné

 

 

9 mois t’as attendu

Sans trop t’intéresser

Son ventre était tendu

T’étais pas concerné

 

 

Puis, un beau jour voilà

Le temps est décompté

Tu es devenu papa

Et puis moi je suis née

 

 

Des années numéros

C’est sûr tu d’vais être là

Tu poses sur les photos

Moi je n’me souviens pas

 

 

Et puis ce fut le vide

Terrible embargo

Caution que l’on valide

d’éteindre même les mots

 

 

Le pourquoi, le comment

Moi j’ai pas pu comprendre

Car quand on est parent

C’est pas un titre à vendre

 

 

On ne s’en débarrasse pas

On fait du mieux qu’on peut

On se doit d’être là

pilier, même à mille lieues

 

 

Qu’on balaie le passé

Pour un nouveau départ

n’empêche pas de rester

Gravé dans la mémoire

 

 

Tu as dû y penser

Sûrement de temps en temps

Circonstances égarées

Souvenirs d’événements

 

 

Je dois te remercier

Au moins une seule fois

Tu m’as fait exister

Grâce à toi je suis là

 

 

Alors seulement pour ça

Et seulement aujourd’hui

J’te dis  » Merci papa  »

Un tour et puis s’enfuit …

 

 

J’ai écrit ce texte il y a longtemps … le jour où j’ai pardonné à mon père de m’avoir abandonné . Le temps a fait le reste, lentement …

On n’oublie pas mais on peut pardonner !

Aujourd’hui, ce texte prend une nouvelle ampleur parce que bientôt mon fils sera papa et que le sien n’est pas trop là .

Ce texte, je le dédie à tous les  » papa » démissionnaires  » et je leur dis être papa, quel que soit l’âge c’est important !

Ce n’est pas seulement donner la vie, les aider à grandir, les voir un jour partir mais c’est aussi tout le temps être un pilier en arrière-plan !

 

 

 

Intimité …

Elle s’exhibait sur ses aiguilles

Sa jupe plissée volait, tournant

Il la zieutait les yeux en vrille

Espérant voir ses fesses, gourmand

 

Une brise de liberté souffla

étonnamment, juste un moment

Quand la belle enfin se pencha

Ramassa son mouchoir doucement

 

Ses fesses étaient nues en dessous

Tableau exquis qui l’œil enchante

Pour sûr on n’en voyait qu’un bout

Mais l’entrevue était tentante

 

Puis elle se retourna rebelle

Ses yeux sublimes à l’extrême

Toisèrent les siens qu’ils ensorcellent

Telle une « invite » au verbe « aime »

 

Elle s’approcha, se dandinant

Le décolleté ouvert et large

Telle une guerrière, seins en avant

Il devint cramoisi et barge

 

Elle prit sa main et le guida

Entre ses cuisses, sur le devant

Et prestement sa main tâta

Son entrejambe, son sexe bandant

 

Enfin leurs bouches s’unirent, sauvages

Leurs langues se mêlèrent profond

Flirt indécent, comme une rage

Leurs mains menèrent l’excitation

 

Et quand elle fut presque à l’extase

Elle libéra de son carcan

Le sexe dur alors en phase

Qui la pénétra vivement

 

La jouissance, belle ingénue

Ne se fit pas vraiment attendre

Pas même le temps d’une mise à nu

Juste l’instant, l’envie de prendre

 

Du plaisir …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La sieste …

Ce midi, c’est l’été

Dans ton lit, je me glisse

En toute nudité

Que tes yeux ne se plissent !

 

Qu’ils admirent, rebels

Vagabonds, sur mes courbes

Gambadent et étincellent

Mais jamais ne soient fourbes

 

Qu’ils virent à l’émeraude

Quand tes mains me caressent

Volupté douce et chaude

Langueur… jamais ne cesse !

 

Le soleil sur ta peau

Cet ourlet de ta bouche

Oh sensuel cadeau

Qu’est ton corps sur la couche

 

Quand tes doigts se font hâte

Et plongent dans l’envie

Moiteur incontrôlable

Mes mains s’animent aussi

 

Enfin, nos yeux s’accrochent

Et captent le plaisir

La sueur s’effiloche

En ondes de désir

 

La tension devient reine

Quand le roi vient en moi

Délices des extrêmes

Yin et Yang en émoi

 

Harmonie douce et pleine

Unicité des corps

Nous ressentir sans peine

Frôler tous nos accords

 

Puis bouger lentement

Lascive progression

Éveille délicieusement

Nos sens en conjonction

 

Allumer le regard

Et lire en l’autre les mots

Les soupirs, les retards

les râles, les adagios

 

Jusqu’au déferlement

Extase ultime et belle

Les corps sans apaisement

livrent leurs essentiels

 

Quand au dernier accord

Les souffles emmêlés

Nous trouverons encore

La force de crier

 

Il est alors un nom

Qu’on donne à cet après

C’est le mot  » abandon  »

Le repos du guerrier .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cavale …

Lorsqu’il s’entoure de la nuit

Fuyant l’amour et ses dédales

Hâtant le pas, filant sans bruit

Où va-t-il donc l’homme en cavale ?

 

Comme éperdu, sans un regard

Pour ce qu’il rate ou qu’il dénie

Sait-on pourquoi un homme part ?

Est-ce qu’il a peur, est-ce qu’il s’ennuie ?

 

C’est un félin aux pas de velours

Pas un écho sur le trottoir

Il n’aime pas le mot  » toujours  »

Il tombe la veste pour ce soir

 

Il a promis de s’interdire,

D’entendre les mots, les cris du cœur

Et c’est pourquoi il doit partir

Bien avant ça, bien avant l’heure

 

Il a décelé dans l’avenir

Sur les rebords de l’incertain

Comme une envie, comme un soupir

Comme quelques notes d’un vieux refrain

 

De tous les mots qu’il voudrait dire

Ne sortira qu’un  » je reviens  »

Juste un regard, pas un sourire

La porte claque, l’homme est bien loin .

 

 

 

 

 

Et malgré la distance …

Retrouvons-nous à nu

Enlevons nos habits

Nos peurs et nos non-dits

Retrouvons-nous émus

Et malgré la distance, lance, lance, lance …

 

Dansons sur nos envies

Au rythme de l’amour

De rimes de velours

Illuminons nos nuits

Et malgré la distance, danse, danse, danse …

 

Chantons la mélodie

Mettons nos corps en transe

Que ta voix me balance

indéniable folie

Et malgré la distance, chante, chante, chante …

 

 

La passerelle

Y a pas de chemin vers le bonheur,

Le bonheur, c’est le chemin …

 

Assise sur la jetée, elle regardait la mer

Les vaguelettes formées, comme autant de belles ondes

Les questions affluaient et concernaient le monde

Elle se sentait en paix, admirable étrangère

 

Tout était un mystère entre hier et demain

Au présent elle vivait, les heures en devenir

Sagesse intérieure du bonheur à choisir

La passerelle comme un gage lui montrait le chemin .

 

Subtile insoumise …

Oh subtils prémisses

Quand ma langue glisse

Un zeste audacieuse

Un brin tendancieuse

Là, entre tes cuisses…

 

Tu courbes les reins

Tu attrapes mes seins

Tu désires ma bouche

Pleine et pas farouche

Autour de ton bien…

 

Tu la veux rebelle

Tu la voudrais miel

Et puis qu’elle t’enlace

Insoumise, salace

Et qu’elle t’ensorcelle…

 

Qu’elle fasse naître en toi

Un troublant émoi

Un subtil supplice

Savoureux délice

Qui durcit en moi…

 

Habile frôlement

Ballet incessant

Lente métamorphose

L’envie se dépose

En flot jaillissant …

 

Blancheur diaphane

Des lèvres émanent

Perles sur la peau

Comme un goût de beau …