Et puis …

Quand vient la nuit

Tendre complice

Entre tes jolis draps de soie

Je me perds et je m’y glisse

Belle lascive entre tes bras

Et puis …

Sans un seul bruit

Qu’un souffle bas

La solitude en évidence

L’image déjà se formera

Point après point dans le silence

Et puis …

Douceur de lui

Rêve éphémère

Oh délicieuse gourmandise

L’image est floue et puis se perd

Reste le goût en bouche, exquis

Et puis …

La nuit s’enfuit

Les voix se lèvent

Sur des aurores inconnues

Les rêves soudain filent à l’anglaise

Telle une ravissante ingénue

Et puis …

La bouche reconnaît la saveur

De celui qui fait battre son coeur .

Baya luna …

La lune est belle
Et presque ronde
Tel un appel
D’un tour du monde

Et si l’atteindre
Portait bonheur
Un jour la peindre
Tout en couleur

Reflet nacré
Irisé triste
Blancheur d’été
Dans sa robe lisse.

Je la voudrais
Pleine et sans fard
Sans guillemets
Du mot cafard

Je l’espère telle
Une métaphore
Ivre aquarelle
D’une météore

Halo du rêve
Tout en douceur
Comme une trêve
Vers le bonheur

Baya luna
Ce soir encore
Ton nirvana
Est un trésor …

On se connaît ?

Petite chose informe

En course effrénée

De vitesse à la borne

C’est sûr tu as gagné

 

 

9 mois t’as attendu

Sans trop t’intéresser

Son ventre était tendu

T’étais pas concerné

 

 

Puis, un beau jour voilà

Le temps est décompté

Tu es devenu papa

Et puis moi je suis née

 

 

Des années numéros

C’est sûr tu d’vais être là

Tu poses sur les photos

Moi je n’me souviens pas

 

 

Et puis ce fut le vide

Terrible embargo

Caution que l’on valide

d’éteindre même les mots

 

 

Le pourquoi, le comment

Moi j’ai pas pu comprendre

Car quand on est parent

C’est pas un titre à vendre

 

 

On ne s’en débarrasse pas

On fait du mieux qu’on peut

On se doit d’être là

pilier, même à mille lieues

 

 

Qu’on balaie le passé

Pour un nouveau départ

n’empêche pas de rester

Gravé dans la mémoire

 

 

Tu as dû y penser

Sûrement de temps en temps

Circonstances égarées

Souvenirs d’événements

 

 

Je dois te remercier

Au moins une seule fois

Tu m’as fait exister

Grâce à toi je suis là

 

 

Alors seulement pour ça

Et seulement aujourd’hui

J’te dis  » Merci papa  »

Un tour et puis s’enfuit …

 

 

J’ai écrit ce texte il y a longtemps … le jour où j’ai pardonné à mon père de m’avoir abandonné . Le temps a fait le reste, lentement …

On n’oublie pas mais on peut pardonner !

Aujourd’hui, ce texte prend une nouvelle ampleur parce que bientôt mon fils sera papa et que le sien n’est pas trop là .

Ce texte, je le dédie à tous les  » papa » démissionnaires  » et je leur dis être papa, quel que soit l’âge c’est important !

Ce n’est pas seulement donner la vie, les aider à grandir, les voir un jour partir mais c’est aussi tout le temps être un pilier en arrière-plan !

 

 

 

Intimité …

Elle s’exhibait sur ses aiguilles

Sa jupe plissée volait, tournant

Il la zieutait les yeux en vrille

Espérant voir ses fesses, gourmand

 

Une brise de liberté souffla

étonnamment, juste un moment

Quand la belle enfin se pencha

Ramassa son mouchoir doucement

 

Ses fesses étaient nues en dessous

Tableau exquis qui l’œil enchante

Pour sûr on n’en voyait qu’un bout

Mais l’entrevue était tentante

 

Puis elle se retourna rebelle

Ses yeux sublimes à l’extrême

Toisèrent les siens qu’ils ensorcellent

Telle une « invite » au verbe « aime »

 

Elle s’approcha, se dandinant

Le décolleté ouvert et large

Telle une guerrière, seins en avant

Il devint cramoisi et barge

 

Elle prit sa main et le guida

Entre ses cuisses, sur le devant

Et prestement sa main tâta

Son entrejambe, son sexe bandant

 

Enfin leurs bouches s’unirent, sauvages

Leurs langues se mêlèrent profond

Flirt indécent, comme une rage

Leurs mains menèrent l’excitation

 

Et quand elle fut presque à l’extase

Elle libéra de son carcan

Le sexe dur alors en phase

Qui la pénétra vivement

 

La jouissance, belle ingénue

Ne se fit pas vraiment attendre

Pas même le temps d’une mise à nu

Juste l’instant, l’envie de prendre

 

Du plaisir …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The last day …

Elle s’arrêta au bord du lit

Le dos voûté et le coeur las

N’espérant plus une embellie

Regard figé sur cet homme là

 

Il avait partagé sa vie

Un court instant et puis voilà

L’heure était maintenant au repli

Un petit tour et puis sans va

 

 

Elle se leva,  l’esprit lucide

Les sentiments au bord des yeux

Pour sûr, il laisserait un vide

Mais après tout, c’est peut être mieux

 

La tête ailleurs, désemparée

Le coeur au bord de l’implosion

Elle voyait en accéléré

Le sens unique des émotions

 

Les mots qu’elle dit ne furent alors

Que pour soulager sa souffrance

Ils étaient rudes sur les bords

Comme un point final en partance

 

Car un départ, c’est comme la mort

C’est un fil rouge vers l’infini

C’est un bateau qui quitte le port

Un point au loin qui rétrécit .

 

 

 

 

 

 

 

 

Plaisir solitaire …

Il attendait, lui, couché là

La tête pleine de désirs

Il attendait depuis des mois

Qu’elle soit sienne dans un soupir

 

Quand sans un voile, elle apparut

Il devint loup, seul,  aux abois

Elle avança, le corps à nu

Telle une louve au coin du bois

 

Il soupira l’air de la nuit

Quand devant lui elle se planta

Lui laissant admirer sans bruit

Ses courbes pleines et son aura

 

Regard rivé sur cette vision

Presque irréelle, inespérée

Entre beauté et damnation

Il eut voulu la caresser

 

Juste du regard, elle repoussa

Sa tentative de rapprochement

Et des deux mains se caressa

Lenteur du geste, sensuellement

 

Elle regarda, indifférente

Le pieu se tendre, tout durci

Elle continua sa sarabande

Fière de l’effet qu’elle eut produit

 

Ses yeux à lui la supplièrent

De soulager, de caresser

Elle le toisa, cruelle guerrière

Prêtresse aux portes des damnés

 

Elle entrouvrit un peu les cuisses

Lui dévoilant intimement

Son entrejambe afin qu’il puisse

imaginer l’enfouissement

 

Quand il la vit, nonchalamment

Glisser son doigt et se cambrer

Son envie devînt cruellement

Sa main glissa se caresser

 

A l’unisson, leurs souffles courts

D’halètement en gémissement

Remplirent la chambre de bruits sourds

Jusqu’au final, l’assouvissement

 

Quand vint l’ultime exubérance

Orgasme des sens sans tabou

La paix retomba en silence

Leurs regards se voilèrent de flou

 

Quand il rouvrit les yeux, plus tard

L’image d’elle n’était plus

La nuit parut l’aide et sans fard

Il était seul, vieux roi déchu …

 

 

 

 

 

La spirale infernale …

Parfois,

     Ça dégringole

           Ça trébuche

                Ça bouscule

                     Ça heurte

                    Ça déçoit …

Mais aussi,

Ça caresse

      Ça enlace

           Ça embrasse

                Ça ment

                     Ça ne dit pas …

Et c’est la spirale infernale …

Love is all about…

 

 

 

 

La sieste …

Ce midi, c’est l’été

Dans ton lit, je me glisse

En toute nudité

Que tes yeux ne se plissent !

 

Qu’ils admirent, rebels

Vagabonds, sur mes courbes

Gambadent et étincellent

Mais jamais ne soient fourbes

 

Qu’ils virent à l’émeraude

Quand tes mains me caressent

Volupté douce et chaude

Langueur… jamais ne cesse !

 

Le soleil sur ta peau

Cet ourlet de ta bouche

Oh sensuel cadeau

Qu’est ton corps sur la couche

 

Quand tes doigts se font hâte

Et plongent dans l’envie

Moiteur incontrôlable

Mes mains s’animent aussi

 

Enfin, nos yeux s’accrochent

Et captent le plaisir

La sueur s’effiloche

En ondes de désir

 

La tension devient reine

Quand le roi vient en moi

Délices des extrêmes

Yin et Yang en émoi

 

Harmonie douce et pleine

Unicité des corps

Nous ressentir sans peine

Frôler tous nos accords

 

Puis bouger lentement

Lascive progression

Éveille délicieusement

Nos sens en conjonction

 

Allumer le regard

Et lire en l’autre les mots

Les soupirs, les retards

les râles, les adagios

 

Jusqu’au déferlement

Extase ultime et belle

Les corps sans apaisement

livrent leurs essentiels

 

Quand au dernier accord

Les souffles emmêlés

Nous trouverons encore

La force de crier

 

Il est alors un nom

Qu’on donne à cet après

C’est le mot  » abandon  »

Le repos du guerrier .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et malgré la distance …

Retrouvons-nous à nu

Enlevons nos habits

Nos peurs et nos non-dits

Retrouvons-nous émus

Et malgré la distance, lance, lance, lance …

 

Dansons sur nos envies

Au rythme de l’amour

De rimes de velours

Illuminons nos nuits

Et malgré la distance, danse, danse, danse …

 

Chantons la mélodie

Mettons nos corps en transe

Que ta voix me balance

indéniable folie

Et malgré la distance, chante, chante, chante …