Quand on voit ça …

On s’apitoie, on se révolte … Quand on voit ça.

On est choqué, le cœur s’affole … Quand on voit ça.

Puis on se dit, la terre est folle … Quand on voit ça.

Ça met K.O comme une torgnole … Quand on voit ça.

Puis on a peur …  C’est un symbole

Ça se propage, poison en fiole

Et ça ravage, le cœur gondole

Tel un outrage, vile parole, du vitriol

Ça pleure, ça larme, ça drame … Ça extrapole

Mais on fait quoi ?

Quand on voit ça …

 

Le jeu du miroir …

Que savons-nous de l’autre ?

Qu’en saurons-nous jamais ?

Que cette face qu’il nous montre

Celle qu’il nous dévoilerait

 

 

Que saurons-nous de l’autre ?

Rien de plus, croyez-vous ?

Miroir où l’on se vautre

Qu’apprendrons-nous de nous ?

Et puis …

Quand vient la nuit

Tendre complice

Entre tes jolis draps de soie

Je me perds et je m’y glisse

Belle lascive entre tes bras

Et puis …

Sans un seul bruit

Qu’un souffle bas

La solitude en évidence

L’image déjà se formera

Point après point dans le silence

Et puis …

Douceur de lui

Rêve éphémère

Oh délicieuse gourmandise

L’image est floue et puis se perd

Reste le goût en bouche, exquis

Et puis …

La nuit s’enfuit

Les voix se lèvent

Sur des aurores inconnues

Les rêves soudain filent à l’anglaise

Telle une ravissante ingénue

Et puis …

La bouche reconnaît la saveur

De celui qui fait battre son coeur .

Baya luna …

La lune est belle
Et presque ronde
Tel un appel
D’un tour du monde

Et si l’atteindre
Portait bonheur
Un jour la peindre
Tout en couleur

Reflet nacré
Irisé triste
Blancheur d’été
Dans sa robe lisse.

Je la voudrais
Pleine et sans fard
Sans guillemets
Du mot cafard

Je l’espère telle
Une métaphore
Ivre aquarelle
D’une météore

Halo du rêve
Tout en douceur
Comme une trêve
Vers le bonheur

Baya luna
Ce soir encore
Ton nirvana
Est un trésor …

On se connaît ?

Petite chose informe

En course effrénée

De vitesse à la borne

C’est sûr tu as gagné

 

 

9 mois t’as attendu

Sans trop t’intéresser

Son ventre était tendu

T’étais pas concerné

 

 

Puis, un beau jour voilà

Le temps est décompté

Tu es devenu papa

Et puis moi je suis née

 

 

Des années numéros

C’est sûr tu d’vais être là

Tu poses sur les photos

Moi je n’me souviens pas

 

 

Et puis ce fut le vide

Terrible embargo

Caution que l’on valide

d’éteindre même les mots

 

 

Le pourquoi, le comment

Moi j’ai pas pu comprendre

Car quand on est parent

C’est pas un titre à vendre

 

 

On ne s’en débarrasse pas

On fait du mieux qu’on peut

On se doit d’être là

pilier, même à mille lieues

 

 

Qu’on balaie le passé

Pour un nouveau départ

n’empêche pas de rester

Gravé dans la mémoire

 

 

Tu as dû y penser

Sûrement de temps en temps

Circonstances égarées

Souvenirs d’événements

 

 

Je dois te remercier

Au moins une seule fois

Tu m’as fait exister

Grâce à toi je suis là

 

 

Alors seulement pour ça

Et seulement aujourd’hui

J’te dis  » Merci papa  »

Un tour et puis s’enfuit …

 

 

J’ai écrit ce texte il y a longtemps … le jour où j’ai pardonné à mon père de m’avoir abandonné . Le temps a fait le reste, lentement …

On n’oublie pas mais on peut pardonner !

Aujourd’hui, ce texte prend une nouvelle ampleur parce que bientôt mon fils sera papa et que le sien n’est pas trop là .

Ce texte, je le dédie à tous les  » papa » démissionnaires  » et je leur dis être papa, quel que soit l’âge c’est important !

Ce n’est pas seulement donner la vie, les aider à grandir, les voir un jour partir mais c’est aussi tout le temps être un pilier en arrière-plan !

 

 

 

Le projet …

 

Bonjour,

Oui, je sais…

Ça fait un bail que ma présence sur mon blog n’est plus que hebdomadaire .

Pas d’article, pas de textes et pas de petites histoires rythmées au gré de mes envie mais juste une fois par semaine un texte puisé au hasard dans mon carnet de note.
Pas de suite à ma page perso concernant la Rep Dom et pas encore de page écrivaine privée .

… Et pourtant…

Pas de vacances pour moi cette année comme vous pourriez le croire .
Je m’investis toujours autant par rapport à mes rêves et à mes passions mais cette fois, dans un nouveau projet que je mènerai en parallèle et qui me mènera en finalité vers la République dominicaine .
Enfin je l’espère …
Puisqu’un nouveau changement de loi plus strict au niveau de l’immigration a vu le jour là-bas, il me faudra donc passer par une étape intermédiaire pour y arriver .
Qu’à cela ne tienne, ma persévérance n’aura pas de limite !
Quand quelque chose ne marche pas, il faut essayer autrement … Finalement la vie, c’est cela en gros, savoir s’adapter à tous les changements avec le plus de philosophie possible tout en gardant à l’esprit ses rêves , ses buts, ses envies et aussi ses folies .
Nouveau projet donc … Un peu moins loin mais toujours  » au chaud  » quand même .
Parce que la grisaille, le froid et la pluie, j’ai donné pendant 54 ans et là, c’est un peu l’overdose !
Alors, tant qu’à faire, ce sera un premier pas mais où il fait chaud déjà !!
Un premier pas mais où l’on parlera l’espagnol !!
Un premier pas mais où la mentalité sera déjà insulaire !!
Vous me suivez ?
Non ?
Ce ne sont pas les Caraïbes mais les 2 premières lettres sont les mêmes et c’est presque l’anagramme à quelques lettres près … Je vous laisse réfléchir ^+^
Bon, me direz-vous : pourquoi ne pas faire ce projet en Belgique, là où j’y ai mes attaches ?
Tout simplement parce qu’il ne s’y prête pas du tout vu le climat .
Dans le sud de la France ? Oui cela aurait pu mais tout est hors de prix et les calculs vite faits !
Alors, on s’est creusé un peu les méninges …
On ???
Ha oui, Sorry, je ne vous l’avais pas encore dit mais je ne serai plus seule dans l’aventure fabuleuse vers la Rep Dom …
Nous serons 2 à vouloir que ce projet intermédiaire aboutisse, nous serons 2 pour le créer et pour qu’il se développe . Nous serons 2 pour y croire et nous épauler tour à tour . Bref nous serons 2 pour le pire mais en espérant avec force le meilleur ! Associés en amitié comme en affaire, nous ferons de notre mieux, du moins nous essaierons .
Ne dit-on pas que l’amitié peut soulever des montagnes ?
Ce sera à nous de le prouver !!

Un beau projet sur la route … Un pas de plus vers le rêve !!

Intimité …

Elle s’exhibait sur ses aiguilles

Sa jupe plissée volait, tournant

Il la zieutait les yeux en vrille

Espérant voir ses fesses, gourmand

 

Une brise de liberté souffla

étonnamment, juste un moment

Quand la belle enfin se pencha

Ramassa son mouchoir doucement

 

Ses fesses étaient nues en dessous

Tableau exquis qui l’œil enchante

Pour sûr on n’en voyait qu’un bout

Mais l’entrevue était tentante

 

Puis elle se retourna rebelle

Ses yeux sublimes à l’extrême

Toisèrent les siens qu’ils ensorcellent

Telle une « invite » au verbe « aime »

 

Elle s’approcha, se dandinant

Le décolleté ouvert et large

Telle une guerrière, seins en avant

Il devint cramoisi et barge

 

Elle prit sa main et le guida

Entre ses cuisses, sur le devant

Et prestement sa main tâta

Son entrejambe, son sexe bandant

 

Enfin leurs bouches s’unirent, sauvages

Leurs langues se mêlèrent profond

Flirt indécent, comme une rage

Leurs mains menèrent l’excitation

 

Et quand elle fut presque à l’extase

Elle libéra de son carcan

Le sexe dur alors en phase

Qui la pénétra vivement

 

La jouissance, belle ingénue

Ne se fit pas vraiment attendre

Pas même le temps d’une mise à nu

Juste l’instant, l’envie de prendre

 

Du plaisir …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The last day …

Elle s’arrêta au bord du lit

Le dos voûté et le coeur las

N’espérant plus une embellie

Regard figé sur cet homme là

 

Il avait partagé sa vie

Un court instant et puis voilà

L’heure était maintenant au repli

Un petit tour et puis sans va

 

 

Elle se leva,  l’esprit lucide

Les sentiments au bord des yeux

Pour sûr, il laisserait un vide

Mais après tout, c’est peut être mieux

 

La tête ailleurs, désemparée

Le coeur au bord de l’implosion

Elle voyait en accéléré

Le sens unique des émotions

 

Les mots qu’elle dit ne furent alors

Que pour soulager sa souffrance

Ils étaient rudes sur les bords

Comme un point final en partance

 

Car un départ, c’est comme la mort

C’est un fil rouge vers l’infini

C’est un bateau qui quitte le port

Un point au loin qui rétrécit .

 

 

 

 

 

 

 

 

Une si jolie rencontre ( suite )

Mardi 26 mai

Je l’ai revu !! Vous pensez que c’est un truc de fou et bien moi aussi .
Chaque jour, je suis retournée marcher dans le square quasiment à la même heure .
Je me disais bêtement que c’était une rencontre tellement incroyable et surréaliste que ça ne pouvait pas se terminer comme ça .
Le 1 er jour, je n’ai rien vu de spécial . Le banc était vide, et j’étais un peu déçue, je dois l’avouer . Mais au fond, je me disais que c’était normal . Confier sa détresse à la 1 ère personne qui croise son chemin , après coup ça doit paraître insensé . Peut être qu’il le regrettait ou qu’il en avait honte …. Bref une jolie rencontre sans suite.
Le lendemain, le banc était toujours vide . Je m’en suis aperçue de loin mais j’avais toujours cette envie de le voir arriver et de lui demander s’il allait mieux.
Quand je suis arrivée à hauteur du banc, mes yeux se sont écarquillés ! Sur l’arbre juste à côté du banc, il y avait un cœur dessiné en blanc .
Je me suis mise à sourire … Quelle ironie du sort , ce fameux banc connaissait donc bien d’autres histoires que celle d’une rencontre . Parce que pas un seul instant je n’ai pu croire que ce fut lui qui l’avait dessiné . Ça ne correspondait pas du tout au peu que je connaissais de lui . Mais j’y ai vu comme un signe du destin . Comme l’ébauche de petits bonheurs et d’amour pour celui ou celle qui avait déposé sur cet arbre ses sentiments naissants.
D’autres cœurs sont apparus dans la même allée les jours suivants . Mais le banc est toujours resté vide de l’inconnu . Les gens qui s’y posaient malgré tout le faisait vivre .
J’avoue, avec les moyens du bord j’y ai aussi laissé des signes. Parce qu’après tout, c’est beau les histoires …
Ce jour-là donc, j’étais allée marcher sur le temps de midi comme a mon habitude .
Hormis les indécrottables dragueurs du parc qui vous suivent intensément du regard à chaque fois que vous passez devant eux et qui parfois osent quelques phrases bateaux de drague, rien de nouveau sous le soleil comme on dit .
Je suis allée faire quelques courses pour le dîner et je suis rentrée .
Prise par les préparatifs du repas et d’autres occupations  » ménagères  » le temps a filé . Quand j’ai enfin levé le nez, il était déjà presque 15 h .
C’est en rangeant ce qui devait retourner dans le frigo que mon regard a été attiré au dehors. Il faut dire que, de ma cuisine, j’ai la vue sur le square . En hiver, je vois tout quand les arbres sont dénudés mais en été, quand la végétation est à son apogée, les feuillages des arbres me dissimulent la plupart des allées .
Je ne vois donc qu’une toute petite clairière juste en bas de chez moi . Et en cette saison, n’est visible qu’un des trois bancs qui y sont disposés . Infime trouée dans toutes ses teintes de vert, la clairière m’apparaît comme un joyeux spectre noyé dans le soleil . Comme un spot de lumière n’éclairerait qu’un infime détail d’un tableau impressionniste d’une forêt vert émeraude .
Un banc, un réverbère et un tout petit bout d’allée …Les gens y défilent à longueur de journée . Parfois, je m’attarde à la fenêtre pour les regarder . Celui-là s’y repose fatigué et repart . Certains s’y posent plus longtemps , comme pour y méditer . Parfois , ce sont des jeunes qui s’y installent et je crois deviner qu’entre eux ils chahutent.
Mais aujourd’hui, sur le banc, il y a un homme, un homme avec un blouson bleu marine …
Je ne le vois que de dos, légèrement de profil par moment . Mais je sais ! Je sais que c’est lui, c’est le même blouson, la même manière de se tenir assis .
J’enfile le 1 er sweat venu, tant pis pour la douche que je n’ai pas prise, pour le maquillage que j’ai rectifié à la hâte et pour mes cheveux pas vraiment à leur avantage . J’attrape mon trousseau de clés et je descends …

La route des mots …

Au début …

Il y eut des mails,

Drôles, amusants, toujours séduisants .

Puis des textos,

Condensés de la pensée,

Souvent mal exprimée,

Jusqu’au minimalisme,

Déroutant.

Puis il y eut des vides,

Qu’on essaie de combler,

Qu’on s’efforce d’oublier,

Déprimant.

Jusqu’au : Que reste-t-il ?

– Un grand espace tout blanc,

Qui tend vers l’infini,

Vers l’infiniment …

Il fut un temps …