La patience …

J’ai toujours manqué de patience …

À croire qu’elle ne s’apprend qu’au fil de l’âge . Enfant gâtée, femme enfant, femme enfin … La patience, c’est pour moi, l’âge des anges . Elle se cultive délicatement comme on prend soin d’une jeune pousse frêle et chétive . Elle a comme un goût de sérénité pour qui sait y goûter .

Au pays des baisers, elle serait le plus apprécié . Celui qui se serait mérité . Celui qui au delà des mots aurait la saveur de l’éternité . Celui qui pourrait être le dernier .

Au début tant redoutée, la patience m’est devenue comme un pilier contre lequel me reposer et un rempart derrière lequel m’abriter .

J’aime ses rondeurs et ses jeux de détours qui parfois me heurtent et m’amusent, tour à tour .

La patience est cruelle car parfois elle impose déceptions et lourdeurs. On dit qu’elle ne paie pas … Mais de toi à moi, avait on fait le bon choix ? Peut-être pas !

La patience a ses limites et souvent varie avec le cœur . Elle conquête ou chavire et c’est un vrai mystère .

Mais au-delà du mot, plus loin que l’apparence, le concept est joli et le chemin immense ! 

Patience