Quand on voit ça …

On s’apitoie, on se révolte … Quand on voit ça.

On est choqué, le cœur s’affole … Quand on voit ça.

Puis on se dit, la terre est folle … Quand on voit ça.

Ça met K.O comme une torgnole … Quand on voit ça.

Puis on a peur …  C’est un symbole

Ça se propage, poison en fiole

Et ça ravage, le cœur gondole

Tel un outrage, vile parole, du vitriol

Ça pleure, ça larme, ça drame … Ça extrapole

Mais on fait quoi ?

Quand on voit ça …

 

On se connaît ?

Petite chose informe

En course effrénée

De vitesse à la borne

C’est sûr tu as gagné

 

 

9 mois t’as attendu

Sans trop t’intéresser

Son ventre était tendu

T’étais pas concerné

 

 

Puis, un beau jour voilà

Le temps est décompté

Tu es devenu papa

Et puis moi je suis née

 

 

Des années numéros

C’est sûr tu d’vais être là

Tu poses sur les photos

Moi je n’me souviens pas

 

 

Et puis ce fut le vide

Terrible embargo

Caution que l’on valide

d’éteindre même les mots

 

 

Le pourquoi, le comment

Moi j’ai pas pu comprendre

Car quand on est parent

C’est pas un titre à vendre

 

 

On ne s’en débarrasse pas

On fait du mieux qu’on peut

On se doit d’être là

pilier, même à mille lieues

 

 

Qu’on balaie le passé

Pour un nouveau départ

n’empêche pas de rester

Gravé dans la mémoire

 

 

Tu as dû y penser

Sûrement de temps en temps

Circonstances égarées

Souvenirs d’événements

 

 

Je dois te remercier

Au moins une seule fois

Tu m’as fait exister

Grâce à toi je suis là

 

 

Alors seulement pour ça

Et seulement aujourd’hui

J’te dis  » Merci papa  »

Un tour et puis s’enfuit …

 

 

J’ai écrit ce texte il y a longtemps … le jour où j’ai pardonné à mon père de m’avoir abandonné . Le temps a fait le reste, lentement …

On n’oublie pas mais on peut pardonner !

Aujourd’hui, ce texte prend une nouvelle ampleur parce que bientôt mon fils sera papa et que le sien n’est pas trop là .

Ce texte, je le dédie à tous les  » papa » démissionnaires  » et je leur dis être papa, quel que soit l’âge c’est important !

Ce n’est pas seulement donner la vie, les aider à grandir, les voir un jour partir mais c’est aussi tout le temps être un pilier en arrière-plan !

 

 

 

A part of me …

J’aime mes enfants …

Inconditionnellement mais lucidement …

J’ai préféré le plus fragile tant qu’il était fragile ; le plus malade jusqu’à ce qu’il guérisse ; le plus triste jusqu’au moment où il était consolé ; celui qui était le plus loin jusqu’à ce qu’il revienne .

Je les aime tour à tour, avec leurs défauts et pour leurs qualités .

Mais je les aime aussi pour les voir ouvrir leurs ailes et pouvoir s’envoler.

Je les aime pour les racines, les valeurs et le respect que je leur ai appris .

Je les aime pour les leçons qu’ils m’ont donné

Je les aime inconditionnellement mais lucidement … Et ça, ils ne doivent jamais en douter .

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Les chemins qu’on visualise pour nos enfants, ne sont pas nécessairement ceux qui leur conviennent .

Laissons-les tracer leur route, quelle qu’elle soit , avec les valeurs inculquées et soyons fiers qu’à certains moments, ils s’en souviennent .

 

Charlie Chaplin

Charlie Chaplin

J’ai compris qu’il y a des priorités dans la vie.
Que les gens que tu rencontres ne sont pas forcément tes amis.
J’ai compris que dans la vie, on n’a pas toujours ce qu’on veut.
J’ai compris qu’on est rien sur Terre.
En une seconde, tout peut s’écrouler, rien n’est jamais acquis.
J’ai compris qu’il ne fallait pas être prétentieux ni incapable.
Que certains sujets importants font réfléchir.
Jusqu’à atteindre l’endroit sensible qui parfois nous déchire.
Responsable je le suis et des choses j’en prends conscience.
Par cette cause je sais très bien à qui j’accorde ma confiance.
J’ai compris que faire du mal aux gens n’était pas bien.
Que les regrets ne sont plus utiles quand la mort te parvient.
Que chaque seconde nous est enlevée de notre crédit de vie.
J’ai compris que sans patience, courage et volonté, on n’arrive à rien.
Qu’il ne faut pas se fier à l’apparence ni à la grandeur.
Car j’ai compris que l’important, c’est ce qu’il y a dans le cœur.

Charlie Chaplin ( 1889-1977 )

Derrière la porte …

La clé du grand sous-sol

Était posée juste là

Rapide, vil vol

Une main s’en empara

 

Les pas continuèrent

Frôlant les parois sombres

Marquages éphémères

Sur le sol rempli d’ombres

 

D’un coup ils s’arrêtèrent

Devant la porte lourde

Un cliquetis de verre

Une touche un peu plus sourde

 

Un grincement sinistre

Provenant de ses gonds

Promettait la visite

Ouvrirait la prison

 

L’enfant assis par terre

Infime protection

Appela tout haut sa mère

puis fuit dans l’abandon

 

Les plaintes, les cris, les peurs

Restèrent dans sa bouche

Il s’évada ailleurs

Esprit,  loin de sa couche

 

La porte se referma

Grimaçant à nouveau

La clé se retira

Dans un ultime sursaut

 

Elle disparut ensuite

Au fin fond d’une poche

Et entama sa fuite

Dans l’escalier de roche .