Et puis …

Quand vient la nuit

Tendre complice

Entre tes jolis draps de soie

Je me perds et je m’y glisse

Belle lascive entre tes bras

Et puis …

Sans un seul bruit

Qu’un souffle bas

La solitude en évidence

L’image déjà se formera

Point après point dans le silence

Et puis …

Douceur de lui

Rêve éphémère

Oh délicieuse gourmandise

L’image est floue et puis se perd

Reste le goût en bouche, exquis

Et puis …

La nuit s’enfuit

Les voix se lèvent

Sur des aurores inconnues

Les rêves soudain filent à l’anglaise

Telle une ravissante ingénue

Et puis …

La bouche reconnaît la saveur

De celui qui fait battre son coeur .

Intimité …

Elle s’exhibait sur ses aiguilles

Sa jupe plissée volait, tournant

Il la zieutait les yeux en vrille

Espérant voir ses fesses, gourmand

 

Une brise de liberté souffla

étonnamment, juste un moment

Quand la belle enfin se pencha

Ramassa son mouchoir doucement

 

Ses fesses étaient nues en dessous

Tableau exquis qui l’œil enchante

Pour sûr on n’en voyait qu’un bout

Mais l’entrevue était tentante

 

Puis elle se retourna rebelle

Ses yeux sublimes à l’extrême

Toisèrent les siens qu’ils ensorcellent

Telle une « invite » au verbe « aime »

 

Elle s’approcha, se dandinant

Le décolleté ouvert et large

Telle une guerrière, seins en avant

Il devint cramoisi et barge

 

Elle prit sa main et le guida

Entre ses cuisses, sur le devant

Et prestement sa main tâta

Son entrejambe, son sexe bandant

 

Enfin leurs bouches s’unirent, sauvages

Leurs langues se mêlèrent profond

Flirt indécent, comme une rage

Leurs mains menèrent l’excitation

 

Et quand elle fut presque à l’extase

Elle libéra de son carcan

Le sexe dur alors en phase

Qui la pénétra vivement

 

La jouissance, belle ingénue

Ne se fit pas vraiment attendre

Pas même le temps d’une mise à nu

Juste l’instant, l’envie de prendre

 

Du plaisir …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The last day …

Elle s’arrêta au bord du lit

Le dos voûté et le coeur las

N’espérant plus une embellie

Regard figé sur cet homme là

 

Il avait partagé sa vie

Un court instant et puis voilà

L’heure était maintenant au repli

Un petit tour et puis sans va

 

 

Elle se leva,  l’esprit lucide

Les sentiments au bord des yeux

Pour sûr, il laisserait un vide

Mais après tout, c’est peut être mieux

 

La tête ailleurs, désemparée

Le coeur au bord de l’implosion

Elle voyait en accéléré

Le sens unique des émotions

 

Les mots qu’elle dit ne furent alors

Que pour soulager sa souffrance

Ils étaient rudes sur les bords

Comme un point final en partance

 

Car un départ, c’est comme la mort

C’est un fil rouge vers l’infini

C’est un bateau qui quitte le port

Un point au loin qui rétrécit .

 

 

 

 

 

 

 

 

Une si jolie rencontre ( suite )

Mardi 26 mai

Je l’ai revu !! Vous pensez que c’est un truc de fou et bien moi aussi .
Chaque jour, je suis retournée marcher dans le square quasiment à la même heure .
Je me disais bêtement que c’était une rencontre tellement incroyable et surréaliste que ça ne pouvait pas se terminer comme ça .
Le 1 er jour, je n’ai rien vu de spécial . Le banc était vide, et j’étais un peu déçue, je dois l’avouer . Mais au fond, je me disais que c’était normal . Confier sa détresse à la 1 ère personne qui croise son chemin , après coup ça doit paraître insensé . Peut être qu’il le regrettait ou qu’il en avait honte …. Bref une jolie rencontre sans suite.
Le lendemain, le banc était toujours vide . Je m’en suis aperçue de loin mais j’avais toujours cette envie de le voir arriver et de lui demander s’il allait mieux.
Quand je suis arrivée à hauteur du banc, mes yeux se sont écarquillés ! Sur l’arbre juste à côté du banc, il y avait un cœur dessiné en blanc .
Je me suis mise à sourire … Quelle ironie du sort , ce fameux banc connaissait donc bien d’autres histoires que celle d’une rencontre . Parce que pas un seul instant je n’ai pu croire que ce fut lui qui l’avait dessiné . Ça ne correspondait pas du tout au peu que je connaissais de lui . Mais j’y ai vu comme un signe du destin . Comme l’ébauche de petits bonheurs et d’amour pour celui ou celle qui avait déposé sur cet arbre ses sentiments naissants.
D’autres cœurs sont apparus dans la même allée les jours suivants . Mais le banc est toujours resté vide de l’inconnu . Les gens qui s’y posaient malgré tout le faisait vivre .
J’avoue, avec les moyens du bord j’y ai aussi laissé des signes. Parce qu’après tout, c’est beau les histoires …
Ce jour-là donc, j’étais allée marcher sur le temps de midi comme a mon habitude .
Hormis les indécrottables dragueurs du parc qui vous suivent intensément du regard à chaque fois que vous passez devant eux et qui parfois osent quelques phrases bateaux de drague, rien de nouveau sous le soleil comme on dit .
Je suis allée faire quelques courses pour le dîner et je suis rentrée .
Prise par les préparatifs du repas et d’autres occupations  » ménagères  » le temps a filé . Quand j’ai enfin levé le nez, il était déjà presque 15 h .
C’est en rangeant ce qui devait retourner dans le frigo que mon regard a été attiré au dehors. Il faut dire que, de ma cuisine, j’ai la vue sur le square . En hiver, je vois tout quand les arbres sont dénudés mais en été, quand la végétation est à son apogée, les feuillages des arbres me dissimulent la plupart des allées .
Je ne vois donc qu’une toute petite clairière juste en bas de chez moi . Et en cette saison, n’est visible qu’un des trois bancs qui y sont disposés . Infime trouée dans toutes ses teintes de vert, la clairière m’apparaît comme un joyeux spectre noyé dans le soleil . Comme un spot de lumière n’éclairerait qu’un infime détail d’un tableau impressionniste d’une forêt vert émeraude .
Un banc, un réverbère et un tout petit bout d’allée …Les gens y défilent à longueur de journée . Parfois, je m’attarde à la fenêtre pour les regarder . Celui-là s’y repose fatigué et repart . Certains s’y posent plus longtemps , comme pour y méditer . Parfois , ce sont des jeunes qui s’y installent et je crois deviner qu’entre eux ils chahutent.
Mais aujourd’hui, sur le banc, il y a un homme, un homme avec un blouson bleu marine …
Je ne le vois que de dos, légèrement de profil par moment . Mais je sais ! Je sais que c’est lui, c’est le même blouson, la même manière de se tenir assis .
J’enfile le 1 er sweat venu, tant pis pour la douche que je n’ai pas prise, pour le maquillage que j’ai rectifié à la hâte et pour mes cheveux pas vraiment à leur avantage . J’attrape mon trousseau de clés et je descends …

A part of me …

J’aime mes enfants …

Inconditionnellement mais lucidement …

J’ai préféré le plus fragile tant qu’il était fragile ; le plus malade jusqu’à ce qu’il guérisse ; le plus triste jusqu’au moment où il était consolé ; celui qui était le plus loin jusqu’à ce qu’il revienne .

Je les aime tour à tour, avec leurs défauts et pour leurs qualités .

Mais je les aime aussi pour les voir ouvrir leurs ailes et pouvoir s’envoler.

Je les aime pour les racines, les valeurs et le respect que je leur ai appris .

Je les aime pour les leçons qu’ils m’ont donné

Je les aime inconditionnellement mais lucidement … Et ça, ils ne doivent jamais en douter .

image

Les chemins qu’on visualise pour nos enfants, ne sont pas nécessairement ceux qui leur conviennent .

Laissons-les tracer leur route, quelle qu’elle soit , avec les valeurs inculquées et soyons fiers qu’à certains moments, ils s’en souviennent .

 

La spirale infernale …

Parfois,

     Ça dégringole

           Ça trébuche

                Ça bouscule

                     Ça heurte

                    Ça déçoit …

Mais aussi,

Ça caresse

      Ça enlace

           Ça embrasse

                Ça ment

                     Ça ne dit pas …

Et c’est la spirale infernale …

Love is all about…

 

 

 

 

La sieste …

Ce midi, c’est l’été

Dans ton lit, je me glisse

En toute nudité

Que tes yeux ne se plissent !

 

Qu’ils admirent, rebels

Vagabonds, sur mes courbes

Gambadent et étincellent

Mais jamais ne soient fourbes

 

Qu’ils virent à l’émeraude

Quand tes mains me caressent

Volupté douce et chaude

Langueur… jamais ne cesse !

 

Le soleil sur ta peau

Cet ourlet de ta bouche

Oh sensuel cadeau

Qu’est ton corps sur la couche

 

Quand tes doigts se font hâte

Et plongent dans l’envie

Moiteur incontrôlable

Mes mains s’animent aussi

 

Enfin, nos yeux s’accrochent

Et captent le plaisir

La sueur s’effiloche

En ondes de désir

 

La tension devient reine

Quand le roi vient en moi

Délices des extrêmes

Yin et Yang en émoi

 

Harmonie douce et pleine

Unicité des corps

Nous ressentir sans peine

Frôler tous nos accords

 

Puis bouger lentement

Lascive progression

Éveille délicieusement

Nos sens en conjonction

 

Allumer le regard

Et lire en l’autre les mots

Les soupirs, les retards

les râles, les adagios

 

Jusqu’au déferlement

Extase ultime et belle

Les corps sans apaisement

livrent leurs essentiels

 

Quand au dernier accord

Les souffles emmêlés

Nous trouverons encore

La force de crier

 

Il est alors un nom

Qu’on donne à cet après

C’est le mot  » abandon  »

Le repos du guerrier .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Subtile insoumise …

Oh subtils prémisses

Quand ma langue glisse

Un zeste audacieuse

Un brin tendancieuse

Là, entre tes cuisses…

 

Tu courbes les reins

Tu attrapes mes seins

Tu désires ma bouche

Pleine et pas farouche

Autour de ton bien…

 

Tu la veux rebelle

Tu la voudrais miel

Et puis qu’elle t’enlace

Insoumise, salace

Et qu’elle t’ensorcelle…

 

Qu’elle fasse naître en toi

Un troublant émoi

Un subtil supplice

Savoureux délice

Qui durcit en moi…

 

Habile frôlement

Ballet incessant

Lente métamorphose

L’envie se dépose

En flot jaillissant …

 

Blancheur diaphane

Des lèvres émanent

Perles sur la peau

Comme un goût de beau …

 

 

 

 

Charlie Chaplin

Charlie Chaplin

J’ai compris qu’il y a des priorités dans la vie.
Que les gens que tu rencontres ne sont pas forcément tes amis.
J’ai compris que dans la vie, on n’a pas toujours ce qu’on veut.
J’ai compris qu’on est rien sur Terre.
En une seconde, tout peut s’écrouler, rien n’est jamais acquis.
J’ai compris qu’il ne fallait pas être prétentieux ni incapable.
Que certains sujets importants font réfléchir.
Jusqu’à atteindre l’endroit sensible qui parfois nous déchire.
Responsable je le suis et des choses j’en prends conscience.
Par cette cause je sais très bien à qui j’accorde ma confiance.
J’ai compris que faire du mal aux gens n’était pas bien.
Que les regrets ne sont plus utiles quand la mort te parvient.
Que chaque seconde nous est enlevée de notre crédit de vie.
J’ai compris que sans patience, courage et volonté, on n’arrive à rien.
Qu’il ne faut pas se fier à l’apparence ni à la grandeur.
Car j’ai compris que l’important, c’est ce qu’il y a dans le cœur.

Charlie Chaplin ( 1889-1977 )

Est-ce que le monde …

Est-ce que le monde n’entend pas

Les mots, les cris et puis les plaintes

Est-ce que le monde est sourd parfois

De nos souffrances et de nos craintes ?

 

Est-ce que le monde ne voit pas

Du haut de sa belle tour d’ivoire

Que tout en bas, des gens se noient

Sous le fardeau du désespoir ?

 

Est-ce que le monde se soulage

Du sang qui afflue dans ses veines

Par des combats et des carnages

D’la violence et puis d’la haine ?

 

Est-ce que le monde un jour aura

La foi, la paix comme une rivière

Qui sereinement s’écoulera

D’amour, de perles et de lumière ?

 

Est-ce que le monde un jour vivra

De rire, d’entraide et de partages

Est-ce que la terre tournera

Enfin, vers nous, son beau visage ?