Les 5 blessures de l’âme …….. Nos 5 masques

Oups … Après tant de temps, voilà comme aux premiers jours le vertige devant la page blanche . Pour toi ma pitchounette, je reprends la plume et mes habitudes d’avant . Bon, la clope en moins, c’est déjà ça !! 😄 Et puis l’endroit est différent aussi mais certaines peurs sont toujours là .

C’est à cause de ces peurs qu’on est mal à l’intérieur !

Quand tu m’as dit que tu te sentais triste à l’intérieur, qu’au réveil, tu étais en stress, angoissée et que tu étais en questionnement par rapport à cela …. je me suis dit … purée, je ne suis pas la seule à avoir ressenti cela à un moment de ma vie . J’ai même une bonne nouvelle pour toi !! On peut comprendre , apprivoiser et ajuster tout cela à partir du moment où l’on comprend un peu le mécanisme . Génial , non ?

En résumé, on a 5 blessures de l’âme qui nous affectent et avec lesquelles on doit composer toute notre vie .

Elles sont : le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison, l’injustice .

Elles viennent de notre enfance et on les a toutes avec des curseurs à des endroits différents .

Chacune de ses blessures nous obligent à adopter un  » masque  » c’est-à-dire un comportement réactionnel : le fuyant, le dépendant, le masochiste, le contrôlant, le rigide .

1. Le rejet : (masque du fuyant) L’individu s’isole, passe inaperçu, il s’éloigne des gens, il ne veut pas déranger, il veut s’organiser seul, a de la difficulté à parler en public car se sous estime, il refoule au lieu de s’exprimer. Il se rejette, même si au fond de lui, il désire tant être aimé. Il a peur de la solitude, est plus enclin à l’anxiété, à l’angoisse et à la panique.
2. L’injustice : (masque du rigide) Parmi les blessures les plus difficiles à porter, on retrouve celle-ci et la trahison. Il se coupe beaucoup de ses émotions et de ses ressentis autant émotionnels que physiques, perfectionniste, il est froid et envieux, il aime bien paraître, refuse d’avoir de l’aide car cela ne sera pas aussi bien fait, il cache ses émotions jusqu’à un rire forcé et ne respecte pas ses limites, il est très rationnel, il a besoin d’avoir raison continuellement ce qui repousse les gens , très cérébral, il se justifie encore et encore. Dur avec lui et les autres, l’ego étouffe la joie.
3. L’abandon : (masque du dépendant).Besoin d’attention important, il se sent victime (pourquoi moi…) les autres sont responsables de son bonheur , il se sent facilement seul, triste, fait les premiers pas après une dispute pour ne pas être abandonné et endure plus qu’à son tour, facilité à dramatiser, pleure facilement, peur de la solitude, angoisse à l’idée d’être seul, facilement dépendant affectivement .
4. La trahison : (masque du contrôlant).Difficulté à déléguer, il manipule pour arriver à ses fins, il a des attentes nombreuses, parle fort, impose son point de vue, manque de délicatesse en termes de communication, il contrôle pour ne pas être trahi, il est susceptible et autoritaire , d’humeur changeante, il se sent supérieur aux autres, son apparence est importante, il est impatient. Il se trahit à répétition sans le réaliser.
6. L’humiliation : (masque du masochiste). N’écoute pas suffisamment ses besoins,c’est le sauveur du monde qui s’épuise, débordé, s’oublie et souffre pour les autres, il a peur de la liberté car le risque d’être humilié , il se refuse le plaisir, se manque de respect, il n’écoute pas assez ses besoins, son intuition, ses goûts, il s’humilie lui-même .

Oulala …. OMG …on est tout cela à la fois !!

Oui bien sûr, on a un peu de tout cela, à des niveaux différents évidemment en fonction bagage de l’enfance et de notre chemin de vie .

La première chose à faire serait de se questionner par rapport à nos propres blessures . Quelles sont-elles et dans quelles mesures ? Quels masques portons nous la plupart du temps ?

Il va falloir prendre le temps d’observer nos souffrances et notre comportement avec les autres .

Ensuite, accepter le fait qu’elles existent en nous et qu’il va falloir vivre avec et constamment régler les curseurs .

On fait tous de notre mieux par rapport à ce que l’on porte en nous 😄. C’est un peu comme un sac-à-dos que l’on nous aurait donné  dans notre enfance.  Chaque blessure renforcée par un fait de la vie de tous les jours l’alourdi  ( des mots, des faits, des ressentis …peuvent renforcer les blessures ) et on rajoute du poids dans le sac…. jusqu’au jour où une toute petite chose insignifiante fait que le sac-à-dos est devenu tellement lourd qu’il nous fait crouler sous le poids. 😱😰

Heureusement, toutes ses peurs que l’on a à l’intérieur générées par toutes les blessures , une fois qu’on les a comprises et acceptées , on peut interagir avec elles !

Conscients de nos blessures, des attitudes qu’elles activent, nous pouvons les localiser et comprendre quels sont nos systèmes de défense et ainsi, mieux appréhender nos relations avec les autres mais surtout d’abord avec nous-mêmes .

Parce qu’il faut en priorité nous améliorer pour notre propre mieux-être  et in fine pour créer l’harmonie autour de nous. 😀

 

Voili voilou … mon amie … Je pense t’avoir tout dit , le résumé est un peu long c’est vrai ,  mais tu me connais, quand je suis lancée …. 😀Lol 😂 .

Si cet article peut t’aider , aider quelqu’un d’autre ou le mettre sur une piste quelconque de réflexion, j’en serai très heureuse .

Si toi, qui vient de me lire , tu juges que cet article peut intéresser d’autres personnes et les aider, je t’invite à le partager .

Pour ceux qui veulent en lire plus sur le sujet … il y a pléthore sur internet  ( John Pierrakos, Lise Bourbeau, ….Pour ne citer que les plus connus )

Une très bonne journée à tous mes lecteurs … Have a nice day !

À très bientôt 😘

 

 

 

Une bien jolie rencontre …

Une bien jolie rencontre

Midi moins dix .
D’habitude, c’est bien plus tôt que je démarre mes petits tours du square, tenue de sport, baskets aux pieds et casque audio sur la tête … La musique, ça m’aide à marcher et à jogger . Aujourd’hui, c’est U2 qui m’accompagne dans ma virée sportive .
Dans le parc, il y a comme un petit air de langueur avec ce soleil qui pointe son nez timidement . Les chiens sont de sortie, les gens paressent sur les bancs , d’autres ne font que passer en le traversant .
Premier tour de piste , doucement, à mon rythme c’est-à-dire lent … En fait je marche et j’observe … C’est mon plaisir : les gens, la nature , les mille petites choses qui m’entourent… C’est aussi souvent mon inspiration …
Au loin, je l’aperçois assis sur un banc, une canette posée à côté de lui, une autre en main . Le regard dans le vague . Il n’a rien d’un paumé pourtant , il est même plutôt bien fringué : chemise , cravate et blouson bleu marine , classe . Je m’approche et ses yeux croisent les miens . J’y lis toute la détresse du monde et tant de tristesse me heurte . Mais déjà je suis loin et je regrette de n’avoir rien dit, de ne même pas avoir souri.
Je me promets intérieurement que s’il est toujours là au tour suivant, je lui parlerai . Ce n’est pas dans mes habitudes de faire ça, mais une tristesse pareille, ça ne devrait pas exister.
Cette fois, quand je m’approche, son regard est déjà fixé sur moi, comme un appel au secours . Je m’arrête à sa hauteur, j’enlève le casque et je lui parle … Franchement, je ne me rappelle plus les mots . Ils sont sortis tout seuls de ma bouche … Ça devait être quelque chose comme :
– Bonjour, excusez-moi de vous aborder ainsi mais est-ce que ça va ? Vous avez l’air tellement triste !
Lui :
– C’est tellement je suis perdu dans mes pensées … Et elles me rendent tristes car je ne sais plus quoi faire.
J’ai dû sortir une phrase bateau du genre : il faut se poser les bonnes questions …
Et là, d’un coup, il me confie en vrac, ses peines, ses tristesses, ses questionnements .
La mort de son ex femme dans un terrible accident et un fils de 17 ans qui en souffre encore et qui lui reproche d’être là, lui, toujours vivant.
J’ai écouté, je savais que cela lui faisait du bien de parler . J’ai pris le temps . .. Le temps d’un débordement du cœur … J’ai trouvé les mots, naturellement, apaisants.
Il a souri enfin . J’étais cette inconnue qui passait justement par là, peut être au bon moment .
Je ne connais de lui que ses peines, ses sentiments et son questionnement . Pas grand chose d’autre . Même pas son prénom . Il ne connaît rien de moi non plus . Sauf peut-être, qu’un mercredi 20 mai, j’ai croisé son chemin en faisant un peu de sport , que j’ai vu sa détresse et que j’ai osé lui parler , que je l’ai écouté et que je lui ai redonné le sourire .
Il s’est levé, il devait retourner travailler . Il m’a serré la main et il m’a remercié .
C’était une belle rencontre !