Plaisir solitaire …

Il attendait, lui, couché là

La tête pleine de désirs

Il attendait depuis des mois

Qu’elle soit sienne dans un soupir

 

Quand sans un voile, elle apparut

Il devint loup, seul,  aux abois

Elle avança, le corps à nu

Telle une louve au coin du bois

 

Il soupira l’air de la nuit

Quand devant lui elle se planta

Lui laissant admirer sans bruit

Ses courbes pleines et son aura

 

Regard rivé sur cette vision

Presque irréelle, inespérée

Entre beauté et damnation

Il eut voulu la caresser

 

Juste du regard, elle repoussa

Sa tentative de rapprochement

Et des deux mains se caressa

Lenteur du geste, sensuellement

 

Elle regarda, indifférente

Le pieu se tendre, tout durci

Elle continua sa sarabande

Fière de l’effet qu’elle eut produit

 

Ses yeux à lui la supplièrent

De soulager, de caresser

Elle le toisa, cruelle guerrière

Prêtresse aux portes des damnés

 

Elle entrouvrit un peu les cuisses

Lui dévoilant intimement

Son entrejambe afin qu’il puisse

imaginer l’enfouissement

 

Quand il la vit, nonchalamment

Glisser son doigt et se cambrer

Son envie devînt cruellement

Sa main glissa se caresser

 

A l’unisson, leurs souffles courts

D’halètement en gémissement

Remplirent la chambre de bruits sourds

Jusqu’au final, l’assouvissement

 

Quand vint l’ultime exubérance

Orgasme des sens sans tabou

La paix retomba en silence

Leurs regards se voilèrent de flou

 

Quand il rouvrit les yeux, plus tard

L’image d’elle n’était plus

La nuit parut l’aide et sans fard

Il était seul, vieux roi déchu …

 

 

 

 

 

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