Une si jolie rencontre ( suite )

Mardi 26 mai

Je l’ai revu !! Vous pensez que c’est un truc de fou et bien moi aussi .
Chaque jour, je suis retournée marcher dans le square quasiment à la même heure .
Je me disais bêtement que c’était une rencontre tellement incroyable et surréaliste que ça ne pouvait pas se terminer comme ça .
Le 1 er jour, je n’ai rien vu de spécial . Le banc était vide, et j’étais un peu déçue, je dois l’avouer . Mais au fond, je me disais que c’était normal . Confier sa détresse à la 1 ère personne qui croise son chemin , après coup ça doit paraître insensé . Peut être qu’il le regrettait ou qu’il en avait honte …. Bref une jolie rencontre sans suite.
Le lendemain, le banc était toujours vide . Je m’en suis aperçue de loin mais j’avais toujours cette envie de le voir arriver et de lui demander s’il allait mieux.
Quand je suis arrivée à hauteur du banc, mes yeux se sont écarquillés ! Sur l’arbre juste à côté du banc, il y avait un cœur dessiné en blanc .
Je me suis mise à sourire … Quelle ironie du sort , ce fameux banc connaissait donc bien d’autres histoires que celle d’une rencontre . Parce que pas un seul instant je n’ai pu croire que ce fut lui qui l’avait dessiné . Ça ne correspondait pas du tout au peu que je connaissais de lui . Mais j’y ai vu comme un signe du destin . Comme l’ébauche de petits bonheurs et d’amour pour celui ou celle qui avait déposé sur cet arbre ses sentiments naissants.
D’autres cœurs sont apparus dans la même allée les jours suivants . Mais le banc est toujours resté vide de l’inconnu . Les gens qui s’y posaient malgré tout le faisait vivre .
J’avoue, avec les moyens du bord j’y ai aussi laissé des signes. Parce qu’après tout, c’est beau les histoires …
Ce jour-là donc, j’étais allée marcher sur le temps de midi comme a mon habitude .
Hormis les indécrottables dragueurs du parc qui vous suivent intensément du regard à chaque fois que vous passez devant eux et qui parfois osent quelques phrases bateaux de drague, rien de nouveau sous le soleil comme on dit .
Je suis allée faire quelques courses pour le dîner et je suis rentrée .
Prise par les préparatifs du repas et d’autres occupations  » ménagères  » le temps a filé . Quand j’ai enfin levé le nez, il était déjà presque 15 h .
C’est en rangeant ce qui devait retourner dans le frigo que mon regard a été attiré au dehors. Il faut dire que, de ma cuisine, j’ai la vue sur le square . En hiver, je vois tout quand les arbres sont dénudés mais en été, quand la végétation est à son apogée, les feuillages des arbres me dissimulent la plupart des allées .
Je ne vois donc qu’une toute petite clairière juste en bas de chez moi . Et en cette saison, n’est visible qu’un des trois bancs qui y sont disposés . Infime trouée dans toutes ses teintes de vert, la clairière m’apparaît comme un joyeux spectre noyé dans le soleil . Comme un spot de lumière n’éclairerait qu’un infime détail d’un tableau impressionniste d’une forêt vert émeraude .
Un banc, un réverbère et un tout petit bout d’allée …Les gens y défilent à longueur de journée . Parfois, je m’attarde à la fenêtre pour les regarder . Celui-là s’y repose fatigué et repart . Certains s’y posent plus longtemps , comme pour y méditer . Parfois , ce sont des jeunes qui s’y installent et je crois deviner qu’entre eux ils chahutent.
Mais aujourd’hui, sur le banc, il y a un homme, un homme avec un blouson bleu marine …
Je ne le vois que de dos, légèrement de profil par moment . Mais je sais ! Je sais que c’est lui, c’est le même blouson, la même manière de se tenir assis .
J’enfile le 1 er sweat venu, tant pis pour la douche que je n’ai pas prise, pour le maquillage que j’ai rectifié à la hâte et pour mes cheveux pas vraiment à leur avantage . J’attrape mon trousseau de clés et je descends …

La route des mots …

Au début …

Il y eut des mails,

Drôles, amusants, toujours séduisants .

Puis des textos,

Condensés de la pensée,

Souvent mal exprimée,

Jusqu’au minimalisme,

Déroutant.

Puis il y eut des vides,

Qu’on essaie de combler,

Qu’on s’efforce d’oublier,

Déprimant.

Jusqu’au : Que reste-t-il ?

– Un grand espace tout blanc,

Qui tend vers l’infini,

Vers l’infiniment …

Il fut un temps …

 

Nos désirs …

Nos désirs …

Ceux qui donnent un sens à notre vie, ceux qui transforment notre existence impersonnelle en un cheminent singulier fait de toutes nos nuances, ceux qui renforcent notre identité et qui nous font vibrer .
Bon, c’est vrai, des désirs on en a tous : envies, caprices, aspirations . Qui n’a pas souhaité gagner au loto, rêvé d’acheter une voiture de sport ou s’offrir le voyage de ses rêves ?
Oui, on y a tous déjà pensé, c’est certain !
Et puisqu’on y est, petite question : si on était l’heureux gagnant de cette fabuleuse somme d’argent, que ferait-on ?
Allez hop, une feuille de papier, un crayon et on note en vrac tout ce que l’on aimerait faire si on en avait la possibilité matérielle . C’est fou tout ce qui peut nous venir en tête à cet instant précis ! On n’hésite pas à tout noter, même les idées les plus farfelues !
Attention, je vous surveille ^^.
Le vertige de la feuille blanche ? Non, non, c’est juste que des idées, on en a trop d’un coup qui arrivent en bloc ^+^ .
Zen, on a le temps … On prendra le temps, c’est important .
Ça y est ? C’est terminé ?
Alors, on prend 2 surligneurs de couleurs différentes ( moi, j’ai pris jaune et rose ) et avec une couleur ( le jaune pour moi ) on souligne toutes les envies matérielles c’est-à-dire celles qui dépendent directement de notre fortune .
Et bien celles la, on les élimine tout simplement !
Restent donc, uniquement les envies et besoins immatériels et ceux-là, on les souligne en rose … Elles seront forcément liées au facteur temps, relation, vocation, émotion …etc.
Ready ? Ok …
A nous maintenant de les classer par ordre d’importance à nos yeux et d’en dégager une ou plusieurs envies prioritaires . C’est parti …
Pas facile hein ?
Mais le travail en vaut la peine ! Il va nous permettre de prendre conscience de certains désirs endormis ou étouffés et qui pourtant, nous sont vitaux .
Commençons par notre besoin prioritaire … Essayons de le cerner …
Est-ce un désir de revanche ? ( sociale ou personnelle ).
Est-ce un désir de protection ? ( se sentir en sécurité , se mettre à l’abri ) .
Est-ce un désir de fuite ? ( échapper à un mode de vie pesant, à une relation ).
Quel qu’il soit, notre désir dominant nous indique ce que nous devons travailler de l’intérieur avec ou sans fortune !
A nous maintenant, progressivement, de réaliser notre désir prioritaire ( et puis tous les autres que l’on aura souligné en rose aussi ) et de les inclure dans notre quotidien ^+^ .
Ah oui , chouette ! Mais encore …
Comment passer d’une envie floue, un peu vague, trop générale à un désir que l’on peut satisfaire et qui nous posera dans une dynamique de réalisation personnelle ?
Parce que ce désir là, on le connaissait déjà avant, ça fait même des lustres qu’il s’entête à frapper à notre porte pour se faire entendre et qu’on fait le sourd .
On avait peut-être même mis des bouchons dans les oreilles pour ne plus l’entendre !
Et voilà qu’aujourd’hui, parce que bêtement on s’est laissé prendre au jeu du :  » si on gagnait des millions… » On l’a fait resurgir …pfff
Pas de panique … Y a un petit truc tout con ! Bah oui, je ne vais quand même pas vous laisser un dimanche soir dans l’embarras ^^.
Tu dis ouffff ? Tu as eu peur, hein ? Tu te voyais déjà le rangeant bien au fond du tiroir …
Bon, alors, c’est quoi ce petit truc tout con mais qui va nous aider à y voir plus clair ? Qui va nous aider à débroussailler le terrain ?
Et bien , c’est le  » par exemple  » … C’est con mais c’est efficace !
Exemple de dialogue que l’on fait avec soi-même :
– Ma vie me semble vide, j’aimerais qu’elle soit plus intéressante.
– Dans quel domaine, par exemple ?
– Le travail .
– Qu’est-ce qui pour moi serait un travail plus intéressant, par exemple ?
– Un travail où je serais plus autonome et créative .
– Comme quoi, par exemple ?
Etc, etc ….
Allez, allez, y a plus qu’à bosser et mettre tout ça en application !
Mais attention, ne perdez pas de vue qu’une bonne envie doit avoir ces 3 caractéristiques :
– Elle est réalisable . ( c’est-à-dire qu’on en a les capacités personnelles ou matérielles )
– Elle est adaptée à notre réalité actuelle .
– Elle porte sur une action précise .
Les autres, impossibles , irréalisables , du domaine de l’inatteignable , on les oublie vite fait car elles consomment notre énergie et notre temps inutilement !
Transformons les en  » bonnes envies  » , celles qui mettront du plaisir et du sens à notre vie !!

Go, go, ça c’est pour Zenérance : développer votre pouvoir zen sans errance ^+^

Bon dimanche soir et puis, bonne semaine à tous …